Amour et chevalerie

Réflexions de vie d'un chevalier en quete éternelle d'amour...

28 mai 2008

Hallelujah

angel_knightBon, et bien après ma dernière chanson qui n'a pas déclenchée les émeutes à priori (rire), je vous soumet ici un petit exemple d'exercice de style visant à démontrer la différence qu'il y a entre la traduction d'une chanson (traduction quasi littérale) et son adaptation (réécriture de manière à pouvoir être chantée sur la musique dans une autre langue).
J'ai choisi pour cela Hallelujah que vous connaissez certainement dans la version de James Buckley, et que tout le monde a tendance à prendre pour une magnifique chanson d'amour (ou religieuse...) de par sa musique langoureuse et son titre. En lisant la traduction, vous vous apercevrez qu'elle a bien d'autres accents (parfois légèrement érotiques, souvent désespérés et noires). Bref, j'espère que ce petit essai vous apportera quelque chose. L'adaptation/réécrture du titre est bien sûr faite par mes soins (la traduction littérale aussi d'ailleurs) et peut (normalement) être chanter sur la musique d'origine.

CHANSON ORIGINALE

HALLELUJAH

 

I heard there was a secret chord
that david played and it pleased the lord
but you don't really care for music, do you
well it goes like this the fourth, the fifth
the minor fall and the major lift
the baffled king composing hallelujah

hallelujah...

well your faith was strong but you needed proof
you saw her bathing on the roof
her beauty and the moonlight overthrew you
she tied you to her kitchen chair
she broke your throne and she cut your hair
and from your lips she drew the hallelujah

hallelujah...

baby i've been here before
i've seen this room and i've walked this floor
i used to live alone before i knew you
i've seen your flag on the marble arch
but love is not a victory march
it's a cold and it's a broken hallelujah

hallelujah...

well there was a time when you let me know
what's really going on below
but now you never show that to me do you
but remember when i moved in you
and the holy dove was moving too
and every breath we drew was hallelujah

well, maybe there's a god above
but all i've ever learned from love
was how to shoot somebody who outdrew you
it's not a cry that you hear at night
it's not somebody who's seen the light
it's a cold and it's a broken hallelujah

hallelujah...


TRADUCTION

 

HALLELUJAH

 

J’ai entendu dire qu’il existait un accord secret

Que David jouait et qui plaisait au seigneur

Mais tu ne te soucis guère de la musique, n’est-ce pas

Et bien cela faisait comme ça : la quatrième, la cinquième,

Un accord mineur, un accord majeur,

Et ainsi le roi perdu dans ses pensées composa un Hallelujah

 

Hallelujah, hallelujah, hallelujah, hallelujah

 

Ta foi était forte mais tu avais besoin de preuves

Tu la vis se baigner sur le toit

Sa beauté et le clair de lune te renversèrent

Elle t’attacha à la chaise de sa cuisine

Elle brisa ton trône et coupa tes cheveux

Et de tes lèvres elle tira un Hallelujah

 

Hallelujah, hallelujah, hallelujah, hallelujah

 

Baby je suis déjà venu ici

J’ai déjà vu cette pièce et foulé ce sol

J’avais l’habitude de vivre seul avant de te connaître

J’ai vu ton drapeau sur l’arche de marbre

Mais l’amour n’est pas un chant de victoire

C’est un Hallelujah brisé et froid

 

Hallelujah, hallelujah, hallelujah, hallelujah

 

Il y eut un temps où tu me laissais savoir

Ce qui réellement ce passait vraiment en toi

Mais à présent tu ne me le montres plus jamais, n’est-ce pas

Mais souviens toi quand je bougeais en toi

Et la colombe sacrée bougeait aussi

Et chacun de nos souffles était un Hallelujah

 

Hallelujah, hallelujah, hallelujah, hallelujah

 

Et bien, peut-être qu’il y a un dieu là haut

Mais tout ce que j’ai appris de l’amour

C’est comment descendre quelqu'un avant qu'il ne dégaine

Ce n’est pas un cri que tu entends dans la nuit

Ce n’est pas quelqu'un qui a vu la lumière

C’est un Hallelujah brisé et froid

 

Hallelujah, hallelujah, hallelujah, hallelujah

Hallelujah, hallelujah, hallelujah, hallelujah

Hallelujah, hallelujah, hallelujah, hallelujah


ADAPTATION/REECRITURE

 

HALLELUJAH

 

Je sais qu’il existait un accord secret

Que David jouait et que Dieu aimait

Mais la musique ne t'intéresse pas, n’est-ce pas ?

Ca sonnait comme ça, sous un capodastre

Les accords s'envolaient sous les astres

Et ainsi le roi composa son Hallelujah

 

Hallelujah, hallelujah, hallelujah, hallelujah

 

Ta foi était forte mais tu devais tout voir

Tu la vis se baigner dans la nuit noire

Sa beauté s'entremêlant avec le clair de lune

Elle brisa ton trône puis elle t'attacha

Te coupa les cheveux, t'emprisonna de ses bras

Et de tes lèvres elle fit jaillir un Hallelujah

 

Hallelujah, hallelujah, hallelujah, hallelujah

 

Baby, je suis déjà venu auparavant

J'ai déjà vu cette chambre avant

J'étais résolu à vivre seul avant toi

Et j'ai vu ta marque sur l'arche d'ivoire

Mais l'amour n'est pas un chant de victoire

Ce n'est qu'un simple Hallelujah brisé et froid

 

Hallelujah, hallelujah, hallelujah, hallelujah

 

Il y eut un temps où tu m'expliquais

Ce qui au plus profond de toi se passait

Mais tu ne le montres plus jamais n'est-ce pas

Souviens toi quand je bougeais en toi

La colombe de paix tremblait avec moi

Et chacun de nos souffles murmurait l'Hallelujah

 

Hallelujah, hallelujah, hallelujah, hallelujah

 

Peut être qu'il existe bien un Dieu

Mais ce que l'amour m'a appris de mieux

C'est de savoir blesser avant de souffrir moi-même

Mais ce n'est pas un cri, ni une prière

Ni quelqu'un qui a pu toucher la lumière

Ce n'est qu'un Hallelujah glacial et blême

 

Hallelujah, hallelujah, hallelujah, hallelujah

Hallelujah, hallelujah, hallelujah, hallelujah

Hallelujah, hallelujah, hallelujah, hallelujah


Astriel

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21 mai 2008

Black heart tonight

black_heartBon, et bien c'est en ce mercredi ensoleillé où tout (ou presque) se présente mal dans cette étrange journée que je vous soumet ma dernière chanson (en anglais, encore désolé pour les anglophobes ou les non anglophiles mais on me demande beaucoup de titres en anglais bien plus qu'en français même si moi, j'ai davantage écrire dans la langue de Molière que dans celle de Shakespeare... Ceci dit, l'anglais est la langue par excellence de la pop et du rock d'après moi...).

Voilà, j'espère que vous l'apprécierez (ou pas, la critique est ouverte à tous je ne le dirais jamais assez, et est la bienvenue), j'attendais qu'elle soit protégée en droits comme il se doit, ce qui est fait et je peux donc à présent vous la livrer.

EDIT (24/05)

Petite édition de poste simplement pour signaler des corrections et petites modifications de ma chanson.
Un grand merci à Marie-Pier pour son aide et ses conseils. comme quoi, ça aide d'avoir une amie Canadienne parfaitement bilingue ;) Grosse bises à toi et merci d'avoir corrigé mes petites maladresses de langue.

Astriel


BLACK HEART TONIGHT

 

 

 

Once upon a time: that’s beginning of story

But noone’s life is ever like these tales

I wasn’t a knight but you’re not a fairy

Is it really the reason why our love fails ?…

 

Were we happy, did you play a game

When you kissed and made love with me ?

Are you my wife, are you still the same

The woman I have met initialy

 

One day like the others you came and say to me:

“Sorry, but I think that I love you no more”

You said that without emotion, so softly

But these words hurt me like a claymore

 

I bitterly felt my heart bursting out

But darling I was not even able to cry

I wanted to shout but I was knocked out

In the silence I wondered just why

 

REFRAIN:

My soul has the stained colour of blood

In the depth of this dark night

Baby I feel it beating loud

‘Cause my heart is black tonight

 

That day wandered in the house

Building of sadness, ruins of despair

Like a wounded soldier in blockhouse

A ghost of love living in a nightmare

 

I don’t belong to this world anymore

Because I have lost dreams and faith

There is no rest for a tired warrior

Who is now less a man than a wraith

 

REFRAIN:

My soul has the stained colour of blood

In the depth of this dark night

Baby I feel it beating loud

‘Cause my heart is black tonight

 

Where is the child I’ve never had

My name will deasapear with me

I have been betrayed by my dryad

You know, I feel myself so empty

 

Now I’m just a shadow in the night

I don’t know what love is anymore

My cursed blood run out in my fight:

Ennemis are more numerous than before

 

REFRAIN:

My head is my personal prison

And in my despair I have lost its key

You know, I only want to run

But now I’m just like a zombie

My soul has the stained colour of blood

In the depth of this dark night

Baby I feel it beating loud

‘Cause my heart is black tonight

 

(A capella)

Your voice still echoes in the air

I remember the sunshine in your eyes

And the wind whispering in your hair:

But death will be my only prize…



Lionel Vautrin

Tous droits déposés/Copyrights 2008


EDIT 24/05
A la demande, je traduis ici la chanson. Je ne me répèterai pas, vous savez combien je considère qu'un texte écrit dans une langue perd énormément quand il est traduit dans une autre (donc les anglophone, please, lisez-la en anglais svp) mais je le fais pour ceux qui ne comprennent pas la langue de Shakespeare et voudraient pouvoir comprendre la chanson.

 

CŒUR NOIR CE SOIR

 

 

« Il était une fois » ainsi commence une histoire

Mais la vie de personne ne ressemble à un conte

Je n’étais pas un chevalier mais tu n’étais pas une fée

Est-ce vraiment pour cela que notre amour a échoué ?...

 

Etions nous heureux, as-tu joué un jeu

Quand tu m’embrassais ou me faisais l’amour

Es tu ma femme, es tu toujours la même

Celle que j’ai rencontrée au premier jour

 

Un jour comme les autres tu es venue et m’as dit :

« Je crois que je ne t’aime plus »

tu m’as dit cela sans émotion, si doucement

Mais ces mots m’ont frappé comme une claymore*

 

J’ai amèrement senti mon cœur exploser

Mais chérie, je n’étais même pas capable de pleurer

Je voulais crier mais j’étais sonné (KO)

Dans le silence je me demandais pourquoi

 

REFRAIN :

Mon âme a la couleur du sang

Dans la profondeur de cette nuit ténébreuse

Bébé je le sens battre très fort

Parce que mon cœur est noir ce soir

 

A présent je erre dans la maison

Bâtiment de tristesse, ruines de désespoir

Comme un soldat blessé dans un Blockhaus

Un fantôme d’amour vivant dans un cauchemar

 

Je n’appartiens plus à ce monde

Parce que j’ai perdu rêves et foi

Il n’y a pas de repos pour un guerrier fatigué

Qui est à présent moins un homme qu’un spectre

 

REFRAIN :

Mon âme a la couleur du sang

Dans la profondeur de cette nuit ténébreuse

Bébé je le sens battre très fort

Parce que mon cœur est noir ce soir

 

Où est l’enfant que je n’ai jamais eu

Mon nom disparaîtra avec moi

J’ai été trahi par ma dryade

Tu sais, je me sens tellement vide

 

Maintenant je ne suis plus qu’une ombre dans la nuit

Je ne sais plus ce qu’est l’amour

Mon sang maudit coule dans mon combat

Les ennemis sont plus nombreux qu’avant

 

REFRAIN :

Ma tête est ma propre prison

Et dans mon désespoir j’en ai perdu la clé

Tu sais, je voudrais seulement m’enfuir

Mais je ne suis plus qu’un zombie à présent

Mon âme a la couleur du sang

Dans la profondeur de cette nuit ténébreuse

Bébé je le sens battre très fort

Parce que mon cœur est noir ce soir

 

(A capella)

Ta voix résonne encore dans l’air

Je me souviens du soleil dans tes yeux

Et du vent murmurant dans tes cheveux :

Mais la mort sera ma seule récompense…



* Une claymore est une épée large à deux mains


Tous droits déposés, Lionel Vautrin, 2008.

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17 mai 2008

terre d'âme

ScotlandMes premiers pas en Écosse... Je crois que je m'en souviendrai toujours...

A peine ai-je posé le pied sur cette terre que j'ai été envahi par une sensation immensément puissante. Je me suis baissé, j'ai touché le sol, cette terre qui m'appelait depuis si longtemps et je n'ai pas pu retenir des larmes, l'émotion était bien trop forte. Oui, je sais, cela vous paraitra sans doute stupide, mais c'est ainsi, et je suis ainsi...

L'odeur de l'air, de la terre, du sel. Le vent dans les arbres, le rouge qui se mélange au vert, ces paysages, ces gens à l'air un peu froid mais si accueillants dés lors que l'on a brisé la première glace.

Il y a des choses qui ne s'expliquent pas. J'étais déjà venu, je le savais, je le sentais de tout mon être et pourtant c'était la première fois que mes pas m'amenaient jusque là.
Oui, il y a des choses qui ne s'expliquent pas, des choses simplement qui se ressentent au plus profond.

J'ai toujours dit que si je sens mon heure venir c'est la bas que j'irai chercher la paix du dernier repos, et que si je ne vois pas la dame en noire s'approcher à temps, alors, c'est là bas que j'aimerais que l'on me laisse reposer.

Une chanson traduit parfaitement ce que je ressens pour ma terre d'âme, elle se nomme justement "Terre" de Florent Pagny (paroles de Jean Marie Marrier je crois) et vous la livre ici.

Comprendra qui pourra ;)

TERRE

la route s'arrête
devant l'océan
dans l'aube tiède du levant

c'est l'ultime escale
la fin de l'errance
avant que j'ose le silence

ici la vie est comme toutes les autres vies
même valeurs, couleur
le ciel se mêle à la poussière
je commence à comprendre...

je connais ces terres
j'ai foulé ces pierres
j'y suis déjà venu
et j'y ai vécu
une sensation franche
cette lumière blanche
j'ai enfin trouvé
la paix que je cherchais

la journée s'achève
c'est l'heure où je veille
la mer va coucher le soleil
ici, la nuit me ramène à qui je suis
cette douceur, chaleur
me renvoient dans une autre vie
je commence à comprendre...

je connais ces terres
j'ai foulé ces pierres
j'y suis déjà venu
et j'y ai vécu

une sensation franche
cette lumière blanche
j'ai enfin trouvé
la paix que je cherchais

je connais ces terres
j'ai foulé ces pierres
j'y suis déjà venu
et j'y ai vécu

 

je connais ces terres
j'ai foulé ces pierres
j'y suis déjà venu
et j'y ai vécu

une sensation franche
cette lumière blanche
j'ai enfin trouvé
la paix que je cherchais




Astriel

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11 mai 2008

à jamais

shaiya_light_fcIl est parfois des pages qui se tournent malgré soi.
Je remet cette chanson en cette page, réactualisée, revue et corrigée. Elle n'est pas nouvelle mais n'étant plus dans les anciennes pages de ce blog, je voulais lui redonner une place toute neuve, dans tous les sens du terme, en l'ancrant dans un présent où le temps efface les sentiments que les autres ressentent...

Ainsi je lui redonne sa virginité, ainsi je lui rend sa noblesse et ainsi je marque que le temps n'a pas d'emprise sur moi.

 

 

 


A JAMAIS

 

Regardes moi ma douce, dans mon âme je saigne,

Et tu ne peux rien voir car je cache cette peine,

Mais chacun de ces jours que je passe avec toi

Me guérit de ces maux au plus profond de moi.

 

 

Le ciel est orageux depuis que t'es partie,

Et moi je me noie dans ce torrent de pluie.

Je ne suis pas un ange comme tu pouvais le croire,

Je ne suis que cet homme habillé tout en noir.

 

 

Comme j'aimerais être lui pour pouvoir te dire

Ces mots qui aujourd'hui trop souvent te font fuir,

Te les faire ressentir au travers de ma voix,

Et t'entendre me dire "je suis amoureuse de toi".

 

 

 

REFRAIN:

 

Et je t'aimerai… à jamais…

Et je serai là pour l'éternité.

Je serai près de toi quand les astres s'éteindront,

Quand le ciel explosera, que l'monde tournera plus rond,

Et que mes mots tendres trouveront dans ton coeur,

Le sens qu'ils auraient si tu avais moins peur.

Tu seras toujours au sein de mes pensées,

Et je t'aimerai à jamais…

 

 

 

Les photos que tu regardes sont juste des souvenirs

D'une vie qui retarde: certaines font sourire,

Ou d'autres encore pleurer, mais parfois l'une d'elles,

Peut t'aider à trouver une nouvelle paire d'ailes.

 

 

Je n'ai toujours été qu'un simple combattant,

Mais sans toi mon aimée, je l'avoue je me rend.

Il ne me reste plus que cette chanson d'amour,

Que pour toi j'ai écrite jusqu'au levé du jour.

 

 

Demandes moi de pleurer pour toi je le pourrai

Demandes moi de mourir pour toi je le ferai

Regardes dans mes yeux, aucun prix n'est trop fort

Pour pouvoir te dire "je t'aime" encore et encore…

 

 

Et je t'aimerai… à jamais…

Et je serai là pour l'éternité.

Je serai près de toi quand les astres s'éteindront,

Quand le ciel explosera, que l'monde tournera plus rond,

Et que mes mots tendres trouveront dans ton coeur,

Le sens qu'ils auraient si tu avais moins peur.

Tu seras toujours au sein de mes pensées,

Et je t'aimerai à jamais…

 

 

J'ai hâte de passer dans tes cheveux mes doigts,

Effleurer ta peau, t'attirer contre moi,

Puis voler un baiser sur tes lèvres mutines,

Dans mes bras te serrer, te sentir câline.

 

 

Je n'ai jamais eu beaucoup de chance

Mais si tu veux accepter avec moi cette danse

Je pourrai faire renaître les plus doux de tes rêves

Et t'emmener ailleurs où le soleil brille sans trêve…

 

 

Et je t'aimerai… à jamais…

Et je serai là pour l'éternité.

Je serai près de toi quand les astres s'éteindront,

Quand le ciel explosera, que l'monde tournera plus rond,

Et que mes mots tendres trouveront dans ton coeur,

Le sens qu'ils auraient si tu avais moins peur.

Tu seras toujours au sein de mes pensées,

Et je t'aimerai à jamais…

A jamais…

 

 

Astriel

Lionel Vautrin corpyrights 2007

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10 mai 2008

les larmes de cendre

when_angels_cryLES LARMES DE CENDRE

 

Debout au milieu des cendres, des ruines et des cadavres en sang,

Le triste guerrier à l’armure cramoisie et au glaive dégoulinant,

Contemple sans mot dire le désastre dont il est un peu l’auteur :

Horrible reflet évanescent de l’état décrépit de son propre cœur.

 

Il pose genoux à terre et se souvient d’un passé lointain et révolu,

Où il ne courbait l’échine que pour l’amour d’une dame éperdue.

Mais où sont donc les rires féminins qui résonnaient à ses oreilles ?

Emportés par le vent, noyés dans l’oubli de ses longues veilles ?

 

Le chevalier se souvient d’un temps où il savait encore aimer,

Où il avait les yeux d’un enfant, où il croyait encore aux fées.

Las, les sylphes du passé ont fait place aux démons intemporels

Qui brûlent et déchirent son âme en des douleurs perpétuelles.

 

Dans sa main, une main amoureuse guérissait ses blessures d’âme.

Aujourd’hui il cherche parfois encore le parfum de cette femme.

Au bout de son bras droit il n’y a plus qu’une épée de justice.

Combien encore devra t’il voir d’hommes se donner en sacrifice ?

 

Les yeux tournés vers le ciel, il murmure dans le glacial silence :

« N’en as-tu point assez ? Accorde moi enfin ma dernière danse !

J’ai vu trop de guerres, bien trop de femmes et d’enfants immolés,

Et toutes ces horreurs putrides en moi à jamais sont gravées.

 

J’ai commis bien des erreurs, je reconnais ici toutes mes fautes,

Punis moi encore et encore, lacère ma peau ou brise mes côtes,

Condamne moi à expier mes pêchés, à souffrir pour l’éternité,

Mais pardonne leur : ils ne savent pas vraiment ce qu’ils ont fait »

 

Alors, n’entendant aucune réponse retentir sous la céleste voûte,

Le ténébreux cavalier envahit depuis toujours par ses doutes,

Compris que cette fois il était vraiment seul en ce bas monde,

Car même son maître l’avait abandonné dans cette mare immonde.

 

Ses épaules s’affaissèrent, son second genou plongea dans la boue,

Ses deux mains plantées en terre, il laissa couler sur ses joues

Des rêves oubliés, des amours déçus et de bien futiles espoirs,

Des larmes de cendres, de ruines et de sang versées dans le noir.

 

Astriel

 

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